Après la remise des oscars en papiers et des césars en cartons, les jours suivants furent une course effrénée à la toile pour voir tout ce qui était récompensé et applaudit.
La farce Slumdog, aussi bon qu’un poulet au curry surgelé et la blague Button aussi long qu’un repas de mariage dans un routier me rendait difficile face aux points de vue des autres, surtout depuis ma fascination pour The Wrestler qui me poussait à le revendre à toutes les personnes autour de moi sans que quelqu’un ne veuille s’y lancer.

Partir sans bandes annonces régressives, sans images préconçues et peu d’informations si ce n’est les critiques amicales de Korben et pointues du monde, Watchmen s’offrait à moi en avant première comme un nouveau film de super-héros à bouffer avec les mains.
Dès l’entame du film et la première bagarre d’ouverture, on retrouve la marque de fabrique de Snyder et ses ralentis d’images dans les coups donnés.
Mais c’est le générique brillant d’esthétisme propulsé par The Times They Are a-Changin’, qui me font écarquiller les yeux comme rarement il m’est arrivé dans le noir d’une salle de cinéma. Je sais maintenant que si le contenu est nase, la beauté des images et des couleurs seront quand même présents.

Puis l’histoire se lance en suivant les passés de différents super héros dont le quotidien n’a rien de reluisant. Meurtre, suicide, alcool, sexe, violence, les différentes scènes dont certaines assez agressives ou sanglantes font passer tous les autres super-héros vu précédemment (Superman, Spiderman, Hulk, IronMan, X-Men, …) pour des petites fiottes, même Batman serait doux comme un caniche à leur côté (le joker aurait peut-être sa place par contre).
Durant les 2h43 de film (une version Ultimate Director’s Cut de 3h25 devrait sortir pour les DVD), à aucun moment, je n’ai senti l’ennui ou la complexité de l’histoire m’envahir jusqu’à vouloir en redemander quand le dénouement parfait arriva.
Côté musique, on se retrouve devant une compilation de tubes pop/rock à faire pâlir les charts, Dylan, Hendrix, Cohen (et son sexuel Hallelujah pour la première fois justifié à mes yeux), Nina Hagen, Simon & Garfunkel, Joplin ou encore Simone.
Mais c’est le générique de fin reprise de Desolation Row par My Chemical Romance qui a retenu mon attention quand je me sentais rassasié par les belles images.
My Chemical Romance – Desolation Row









